La fraude à l’examen du Code de la route prend de l’ampleur en France, avec 7 000 épreuves annulées l’an dernier. Depuis que cet examen peut être passé dans des centres privés ou dans les bureaux de poste, les escrocs exploitent les failles du système pour proposer des services illégaux aux candidats malhonnêtes.
Des méthodes de fraude bien rodées
Sur les réseaux sociaux, des annonces proposent d’acheter le Code pour 100 à 200 euros. Deux techniques principales sont utilisées :
1. Un complice passe l’examen à la place du candidat, avec une inscription légale enregistrée auprès de la préfecture.
2. Une attestation de réussite falsifiée est générée en ligne, exploitant des failles dans les plateformes d’examen.
Certains fraudeurs prétendent même travailler pour la Poste ou la Préfecture, renforçant l’illusion d’un processus légal.
Une menace pour la sécurité routière
Les moniteurs d’auto-école constatent que certains élèves, pourtant titulaires du Code, ignorent les règles de base. Un moniteur témoigne d’un élève ayant confondu un sens interdit avec un stop, mettant en danger les usagers de la route.
Les autorités ont réagi en fermant 83 centres frauduleux en 2024 et en renforçant les contrôles sur place et via des outils informatiques. Toutefois, des fraudeurs échappent encore aux sanctions, laissant des conducteurs dangereux sur les routes.
Des sanctions lourdes mais insuffisantes ?
Les candidats pris en flagrant délit risquent jusqu’à 3 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Mais les syndicats d’auto-écoles réclament des sanctions plus sévères contre les centres complices et des contrôles accrus.
La fraude au Code de la route ne menace pas seulement l’intégrité du permis de conduire, mais aussi la sécurité de tous les usagers. Un renforcement des contrôles et une prise de conscience collective sont nécessaires pour lutter contre ce fléau.


0 Commentaires